Culture de la sécurité en entreprise : quand le dispositif est là, mais que le risque passe quand même
Lundi, 30 Mars 2026
Sur la photo, la roue est attachée. Le vélo, lui, n’est plus là. Tout est dit en une image. Une mesure de protection a bien été prise. Un antivol est présent. Un point d’ancrage aussi. À première vue, la personne a fait ce qu’il fallait. Dans les faits, le bien principal a disparu. Ce type de scène prête à sourire. Pourtant, il résume un problème très courant dans bien des sociétés. On investit dans des moyens de sécurité. On rédige des règles. On diffuse parfois une consigne. Puis on suppose que chacun saura quoi faire, quand le faire et pourquoi le faire. C’est souvent là que la faille apparaît. Le vrai sujet n’est pas seulement le manque de moyens. Le vrai sujet, c’est le manque de compréhension, de formation et de cohérence managériale. Un dispositif sans compréhension ne protège qu’en apparence .
Exercice d’évacuation incendie : pourquoi un test complet est indispensable en entreprise
Dans de nombreuses entreprises, l’exercice d’évacuation incendie est encore traité comme une formalité. L’alarme retentit, les occupants quittent le bâtiment, le temps d’évacuation est relevé, puis l’exercice est considéré comme terminé. Cette approche donne une impression de maîtrise. Pourtant, elle ne permet souvent de vérifier qu’une partie très limitée de la réponse réelle à un départ de feu. En pratique, un incendie ne commence pas par une évacuation déjà lancée dans un cadre maîtrisé. Il commence par une détection, une alerte, une transmission d’information, une levée de doute, une prise de décision, puis une coordination entre plusieurs acteurs. C’est toute cette chaîne qui doit être testée. Un exercice d’évacuation incendie en entreprise ne devrait donc pas être réduit à la simple sortie des occupants. Il doit permettre d’évaluer à la fois le fonctionnement humain, la prise de décision, les automatismes techniques et la capacité des équipes à réagir dans des conditions proches de la réalité. Sans oublier qu'en cas réel, la place de rassemblement sera un point de relais du plan de continuité des activités (PCA).
Intelligence artificielle et sécurité physique en entreprise, comment gagner du temps, mieux analyser et mieux piloter
Lundi, 23 Mars 2026 IA gouvernance innovation
Le responsable de sécurité physique fait face à une masse croissante d’informations. Procédures, incidents, mains courantes, parc technique, budgets, tableaux de bord. L’intelligence artificielle peut l’aider à traiter plus vite, à mieux structurer l’analyse et à mieux défendre ses choix. À une condition claire, garder l’humain au centre et traiter les données sensibles dans un cadre informatique maîtrisé.
Reconnaissance faciale en Suisse : cadre légal, cas d’usage et alternatives pour les personnes indésirables en lieux privés à accès public
En Suisse, les vols à l’astuce dans les zones de Bancomat et d’accueil bancaire visant les personnes âgées sont en forte augmentation. Ces infractions, souvent commises par des individus récidivistes ou organisés (y compris des cas récents de faux policiers), mettent en évidence les limites des dispositifs de vidéosurveillance traditionnels. Dans ce contexte, la reconnaissance faciale appliquée à des personnes indésirables apparaît comme une solution technologique avancée pour renforcer la sécurité dans les lieux privés à accès public (banques, commerces, centres commerciaux). Cependant, son utilisation en Suisse soulève des questions majeures : La reconnaissance faciale est-elle légale selon la LPD ? Est-elle proportionnée dans un lieu accessible au public ? Existe-t-il des alternatives comme l’analyse comportementale ? Cet article propose une analyse complète, à la fois juridique, technique et opérationnelle, optimisée pour comprendre quand et comment utiliser la reconnaissance faciale en Suisse de manière conforme et efficace.
La documentation technique : le parent pauvre des systèmes de sécurité
Mercredi, 18 Mars 2026 gouvernance documentation fournisseur
Dans de nombreuses entreprises, les projets de sécurité physique mobilisent des budgets importants : vidéoprotection, contrôle d’accès, hyperviseur, capteurs IoT, interphonie, etc. Pourtant, un élément essentiel est souvent négligé une fois l’installation terminée : la documentation technique. Au moment de la réception du projet, tout semble fonctionner correctement. Les prestataires ont configuré les systèmes, les intégrateurs ont livré les équipements et les utilisateurs disposent des fonctionnalités attendues. Mais quelques années plus tard, lorsque survient un incident, un changement d’architecture ou un remplacement de matériel, une question simple apparaît : qui connaît réellement l’architecture du système ?
Les erreurs fréquentes dans les systèmes de vidéoprotection en Suisse
De nombreuses entreprises ou institutions installent des caméras sans prendre en compte certains aspects essentiels.
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