Vendredi, 3 Juillet 2026 gouvernance jugement risque lpd
C’est pourtant ce que les décisions françaises du 21 mai 2026 rappellent avec force : le problème n’est pas ChatGPT en tant que tel. Le problème, c’est le déploiement d’outils d’intelligence artificielle en entreprise sans cadre, sans consultation suffisante et sans analyse sérieuse des impacts sur le travail. La question mérite donc d’être posée côté suisse : une entreprise pourrait-elle, en Suisse, se voir interdire l’usage de ChatGPT, Copilot, Gemini, Claude ou d’un assistant IA interne ? La réponse est oui, en théorie. Mais pas exactement pour les mêmes raisons qu’en France. En Suisse, le risque ne viendrait pas d’un simple copier-coller du droit français sur le CSE. Il viendrait plutôt de la protection des données, de la surveillance des collaborateurs, de la protection de la personnalité, de la santé au travail, de la sécurité opérationnelle et, plus largement, de l’absence de gouvernance IA. Autrement dit : ChatGPT ne sera probablement pas interdit parce qu’il s’appelle ChatGPT. Mais un mauvais déploiement IA peut, lui, être suspendu, contesté ou sanctionné.

